Jan 22, 2018

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          Le retour de l’esclavage au XXe siècle

          Le retour de l’esclavage au XXe siècle

 

“Le 5 juillet 2001, Sylvana et Jean-Yves Gory, comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Versailles pour avoir “exploité”, pendant deux ans, une jeune fille de Malgache de 22 ans.

En clair, par “exploité”, entendons bien que, Menja avait été attirée en France avec la promesse de travailler moyennant salaire et de suivre des études.

Mais, dès qu’elle posa les pieds en France, on lui retira son passeport, on la confia dans un travail domestique sans rémunération, qui commençait le matin à 6h30 et ne s’achevait qu’à 23h30.

Pour dormir, elle n’avait qu’un grabat dans les placards, ou dans la salle de bain.

Le 27 décembre 2001, le tribunal condamnait lesdits époux Gory, à six mois d’emprisonnement avec sursis, à trente mille francs, d’amende chacun, et au versement de dommages et intérêts à Menja, sous les chefs d’accusation d’exploitation ou d’hébergement indignes, pour avoir enfreint l’ordonnance de 1945 sur l’aide à l’entrée et au séjour irrégulier d’un étranger en France, et pour avoir dérogé aux dispositions du code du travail relatives à l’emploi d’un étranger sans autorisation” Histoire vraie, racontée par la journaliste française de LCI, Audrey Crespo-Mara, l’épouse de l’animateur, Thierry Ardisson.

 

  Comment définir l’esclavage aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’esclavage est temporaire !

Il s’agit de pressurer un individu jusqu’au seuil de rentabilité maximale, ensuite le jeter à la rue et advienne que pourra ; on ne peut pas savoir ce qu’il devient.

Éventuellement, lorsqu’il s’agit de rembourser des dettes, le patron exige la transmission, de cette condition sur plusieurs générations, mais, il ne maintient ses victimes sous la trique qu’autant qu’elles peuvent travailler.

Cet esclavage à temps, fait que l’on parle volontier, de situations d’esclavage, ou encore, de formes contemporaines d’esclavage.

Cette terminologie, demande donc à être précisée, afin de ne pas affirmer son contraire, comme c’est hélas le cas, d’un certain nombre d’informations trop hâtives assimilant des situations d’exploitation, aussi scandaleuses soient-elles, et l’esclavage.

Afin de ne pas nous égarer dans ces méandres, reprenons les définitions de l’ONU qui fondent en la matière le droit international.

Dans la Convention signée à Genève, le 25 septembre 1926, la SDN (la société des nations, introduite en 1919, par le Traité de Versailles) avait définit l’esclavage comme, “l’état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux” (section I, article

Cette acceptation purement économique, bien que prise en compte en 1956, a semblé trop restrictive, lorsque l’ONU (Organisation des Nations Unies) rédigea la Convention supplémentaire relative à l’abolition de l’esclavage, de la traite des esclaves, et des institutions et pratiques analogues à l’esclavage.

Il s’agissait alors de mettre fin aux institutions et pratiques encore sanctionnées, par une législation qui les légitimait dans un certains nombres d’États.

“Soyons concrets et réalistes ! clame, Audrey Crespo-Mara !

Il existe aujourd’hui, soit sous couvert culturel, soit par le seul fait du prince de différents groupes mafieux, des justifications avancées pour contraindre des êtres, par la persuasion ou par la violence la plus dégradante, à se plier sans résistance à leur seule volonté et à ne plus exister.

Donc, je pense que ces derniers,ont le droit de ne pas être : renvoyés dans un lieu où, ils risquent d’être victimes de mauvais traitements, ou de torture, ou soumis à une rétention administrative indéfinie ou prolongée,…”.

 

 

 

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